Depuis quelques années, les vins géorgiens font leur retour sur la scène internationale. Auparavant, sous l’URSS, la production géorgienne était destinée à la Russie. Les traditions avaient été délaissées pour des raisons économiques et pour fournir ce vaste pays. Ce n’est que dans les années 2000 avec la mésentente entre la Russie et la Géorgie que les techniques ancestrales ont connu une seconde vie. Grâce, notamment à un embargo sur le vin géorgien en 2006, privilégiant la qualité.
La technique du vin orange s’est répandue dans le monde entier à commencer par l’Italie. Josko Gravner, un domaine situé dans la région du nord-est de l’Italie frontalière de l’Autriche et de la Slovénie, a été le moteur de cette remise au goût du jour. S’appuyant sur le même processus que le vin rouge, la fermentation du vin orange s’opère avec des raisins blancs en grappe entière. Ce sont les rafles et les pellicules qui lui confèrent cette couleur si particulière, ainsi qu’une extraction des tanins présents dans le raisin blanc. Mais c’est surtout l’oxydation qui déterminera sa couleur. En bouche, les tanins apporteront un contraste entre fraîcheur, acidité et amertume.
Les raisins sont ensuite pressés de manière intense, après une macération et une fermentation de plusieurs mois. En revanche, le kvevri n’est plus l’instrument indispensable pour certains viticulteurs comme en Italie, qui utilisent des cuves tronconiques en bois et ne font macérer que quelques mois les raisins.
Il reste cependant difficile d’en trouver en France. Rares sont les viticulteurs qui produisent ce type de vin, mais on peut quand même en citer quelques-uns :
- Bénédicte et Stéphane Tissot – Domaine André et Mireille Tissot dans le Jura
- Thierry Germain – Domaine des Roches Neuves à Saumur-champigny